Rien ne sert de pleurer. Nous sommes nos dettes, nous sommes nos divorces, nous sommes nos drogues, nous sommes nos dépressions, nous sommes nos guerres. Nous n'allons pas cesser d'être ce que nous sommes.

Tu as cent ans et tu ne crèves pas. Tu as trop de coeur, tu n'as pas l'heure, tu t'en fous, tu es fou, tu es sage, tu attends, tu n'as rien, tu es sans papiers, tu es sans enfant, tu t'évades, tu es libre, tu ris, tu as dix ans, tu es sale, tu pues, tu te roules dans la boue, tu craches, tu pètes, tu casses tout, tu es puni, 100 lignes, qui deviennent des vagues, des bâteaux-pirate dessus, tu rêves, tu te roules dans la neige, tu as le temps, tu ne grandiras pas et ne vieilliras pas davantage, tu ne verras rien venir, c'est mieux.

J'enfouis mon visage dans ses cheveux roux, je plonge la tête la première dans l'incendie, je l'ai voulu, je l'ai eu, et il est encore là, il donne et il reste, il ne réfléchit pas, il laisse les choses se faire, nous, pourquoi "nous" ? Nous ne sommes que des hommes, nus et bandant, impatients au début, patients ensuite. Il me voit plus beau que je ne suis, j'aimerais qu'il s'aime davantage, je le couvre de baisers pour cela, et il en fait autant.

Nous nous sommes quittés quand tout allait bien, pour éviter de tout gâcher.

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