Tout a commencé quand je suis entré dans une mystérieuse malle qui se trouvait dans le grenier de ma maison. Je l'ai refermé sur moi... Je me suis endormi dedans. C'est un inconnu qui a ouvert la malle.

Il m'apprend qu'on me cherche depuis cinq ans (nous sommes donc en 2014). Il m'apprend que mon père était mort d'un cancer il y a deux ans et que lui a épousé ma mère.

Quand je suis entré dans la malle, j'étais lycéen. Cinq ans plus tard, je devrais avoir mon bac en poche et bien avoir entamé mes études. Mais, là, ayant disparu pendant cinq ans, tel n'est pas le cas. Je dois retourner au lycée.

Je me retrouve dans une classe où je ne connais personne (mes camarades d'il y a cinq ans ne m'ayant pas attendu évidemment). C'est un cours d'histoire-géo. Je suis assis à coté d'un garçon. Quand la prof distribue une carte de l'Europe, je fais part à mon voisin de mon étonnement concernant les frontières dans les Balkans : "Tiens le Kosovo est vraiment indépendant maintenant." Mon voisin ne comprend pas. Il était trop jeune au temps de la guerre du Kosovo en 1999. Plus tard, pour tester ses connaissances, je lui demande : "et le 21 avril 2002, ça ne te dis rien ?". Ça ne lui dit rien.

La prof, à la fin du cours, me retient. A travers la porte fermée de la classe, du couloir nous parviennent des bruits d'échauffourées. La prof m'explique que les élèves se défoulent en se bagarrant entre les cours. "Mais vous n'intervenez pas ?
- Je ne suis pas folle ! Quand je sors d'une classe, je me fraye juste un passage entre les fauves."

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Je n'ai pas son "courage", j'ai un peu peur d'être bouffé tout cru.
La porte a été laissée ouverte par la prof et, voyant que je ne suis pas prêt à me jeter dans la gueule du loup, mes nouveaux camarades passent à l'attaque.

Le premier à attaquer est un garçon de taille moyenne à l'air teigneux, agressif... et lubrique aussi. Il avance d'une démarche féline ; je recule jusqu'à un coin de la classe ; il me coince dans ce coin. Au niveau de son entrejambes, la tente est dressée...

Chez les jeunes de 2014, la violence est une seconde nature, ou une première nature, nature animale. Violence mêlée de vice. Ce garçon ne me désire pas, il me veut... Il ne connaît pas la notion de consentement. La loi du plus fort prime pour lui. Sa hargne sexuelle n'est pas pour me déplaire. J'esquisse un sourire lui donnant libre droit sur ma personne.
Hélas, pour lui comme pour moi, l'élan sexuel est brisé par l'arrivée d'un prof dans la salle. Le garçon s'enfuit par une porte à droite. Le prof rebrousse chemin s'étant rendu compte qu'il s'était trompé de salle.

Je sors du lycée. La rue : une grande partie des maisons ne sont plus que des tas de gravats. Une guerre est passée par là. Faute de logements, les gens vivent sous des tentes entre les bâtiments à moitié écroulés.
Je marche dans la rue. Où mes pas vont-ils me mener ? Vais-je rester sur une frustration par rapport au garçon ?
Non, mon désir est intact et trop fort pour que j'en reste là.
Mon regard balaie le paysage de ruines... et forcément, il finit par croiser celui du garçon de tout à l'heure. Il est sur une ruine de maison, maison dont le toit et toute la façade se sont écroulés. Au milieu du salon, le garçon me salue. Je lui fais signe de me rejoindre.

Ce n'est plus vraiment le même garçon qui me retrouve dans la rue. Il n'a plus l'attitude agressive qu'il avait au lycée. Il me désire simplement, comme j'ai envie de lui.

Mais nous sommes dans la rue. Et, même en rêve, je ne fais pas l'amour dans la rue. Un nouvel obstacle se pose donc. Où aller ? Chez sa grand-mère, propose-t-il. Il vit chez elle, dans un bungalow pas très loin.

La grand-mère me reçoit chez elle avec gentillesse (elle doit avoir l'habitude que son petit-fils ramène des garçons à la "maison"). C'est une femme pas très âgée (bien conservée comme on dit vulgairement), une femme forte à la poitrine opulente. Pas vraiment pudique, elle tâte avec ses grosses mains ses lourds seins et nous dit : "j'ai fait refaire mes seins il y a une paille, mais ils sont toujours aussi fermes et tiennent bien en l'air !" Nullement excité par cette paire de pourtant imposantes mamelles, je pense plutôt à autre chose qui est bien en l'air dans mon pantalon. Il est temps de laisser grand-mère avec ses seins.

Le garçon me conduit dans sa chambre, une petite pièce du bungalow sans lit, avec juste une sorte de couchette à gauche en entrant contre la cloison extérieure, entre un petit bureau et une commode. Nous nous déshabillons rapidement. Nous sommes jeunes, excités, impatients.

Quand il me fait m'asseoir sur la couchette, je pense qu'il va me prendre comme il en avait envie tout à l'heure.
Non, il ne va pas me faire ce plaisir, il s'assied à ma droite, écarte ses jambes poilues et m'attire à lui. Je vais pour le pénétrer quand il m'arrête : il veut me sucer.

Ensuite, tout est sans dessus dessous. Tandis que dans sa bouche, mon pénis glisse sur sa langue, je lui titille l'anus. Je regarde son visage : je me rends compte qu'il n'est pas très beau... Ca n'a pas d'importance. Son corps me suffit.

J'imagine la suite dans ma tête. Je voudrais qu'il continue ce qu'il fait à genoux. Je voudrais qu'il me caresse entre les fesses. Je voudrais le prendre ou qu'il me prenne...

Mais tout ça, ce sera pour une autre fois. Avec lui ou avec un autre. Dans la vie ou dans les rêves.

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