Récemment, un député a proféré des propos homophobes avec cette comparaison infamante que je ne voudrais pas répéter ici.

Cela ne m'a fait ni chaud ni froid.

Je déteste pourtant ces déclarations sentencieuses de ces hommes souvent blancs, aisés et hétérosexuels contre les immigrés, les pauvres ou les homos. Mais dans ce mépris, je vois clair, je vois toute la suffisance de ces types qui énoncent leurs absurdités comme des certitudes...

Oui, mais voilà tout le monde n'a pas mon recul. Je pense aux enfants. Y pensent-ils aux enfants, aux enfants de ceux qu'ils salissent et clouent au pilori ?

Oui, ils... nous avons des enfants (naturels ou adoptifs).

Je n'y pensais pas à ces enfants avant d'entendre cette fillette noire - qu'une amie homosexuelle a adopté - dire après avoir entendu ce député abaisser à la télévision sa nouvelle mère au rang des pervers : "je n'aime pas ce que cet homme dit."

Cette enfant, bien que faisant preuve de discernement, n'en est pas moins marquée par les mots méprisants jetés à la figure de celle qui l'élève.

Et voilà que la colère monte en moi en repensant à ces mots qui ont peut-être blessés indirectement des enfants.

Avant de parler monsieur le député pensez aux enfants... de gens ordinaires et respectables.

Ou foutez-nous la paix.

  • Lien permanent : Laisse aboyer ? : http://en-revant.blogspot.com/2011/02/laisse-aboyer.html
  • Envoyer par mail